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Associer agriculture et production d’électricité

Pour de nombreuses personnes, l’agriculture française en difficulté est une fatalité. Pourtant la France a besoin de ses agriculteurs et de son agriculture. Et lorsque les agriculteurs arrivent à surmonter leurs difficultés économiques… ils sont soumis aux intempéries.  Et souvent les deux ! Par ailleurs, la France, comme les autres Etats-membres de la Communauté européenne, a besoin de développer la production d’électricité à partir des énergies renouvelables. Deux mondes différents mais deux mondes complémentaires.

Comment associer agriculture et production d’électricité ?

Les politiques réfléchissent et mettent en place des mesures, en accord avec Bruxelles, pour tenter de pérenniser l’activité agricole française. Sont-elles efficaces ? Il suffit d’en parler avec les agriculteurs dans n’importe quelle région française pour avoir la réponse ! Dans le cadre de son activité, Global EcoPower (GEP) est en contact régulier avec certains agriculteurs. Et c’est toujours la même réponse : nous ne pourrons plus tenir ! nous allons lâcher ! C’est fini pour nous !

GEP a démontré qu’il était possible « d’associer » agriculteurs et producteurs autonomes d’électricité. Deux exemples pour illustrer cette complémentarité :

  • Dans la région d’Angers, GEP a été en contact avec un jeune producteur de fraises qu’une succession de problèmes (notamment liés aux intempéries) a mené jusqu’au dépôt de bilan. Nous nous sommes rencontré pour trouver une solution et avons convenu que GEP construirait 50 000 m2 de serres photovoltaïques et d’installer sur les versants sud des panneaux solaires. L’opération est une réussite. L’agriculteur dispose gratuitement des serres pour produire ses fraises et GEP a trouvé un tiers investisseur allemand pour financer cette opération. Aujourd’hui, le site produit simultanément des fraises (et des framboises) excellentes et de l’électricité verte. Le partenariat va durer au minimum 30 ans.
  • Dans la Manche ou dans la Marne, GEP construit trois centrales éoliennes sur des terres agricoles. Au total 64 MW, ce qui représente un besoin foncier de 1500 m2 par éolienne. Et 64 MW c’est 32 éoliennes ! Des contrats de location de longue durée (30 ou 40 ans) ont été signés avec les agriculteurs. Les parcelles de terrain louées ne gênent pas l’activité agricole qui est maintenue (céréales, betteraves, etc.) et les sommes complémentaires perçues par les agriculteurs participent à la pérennité de leur activité. Là aussi les partenariats à long terme vont sédentariser les agriculteurs et permettre la production simultanée d’électricité verte.

A quoi servent ces partenariats ?

Incontestablement, les producteurs autonomes d’électricité et les petits agriculteurs ont tout intérêt à convenir des partenariats à long terme (30 ou 40 ans).

Pour les agriculteurs, ces baux vont apporter des revenus complémentaires qui vont les sédentariser et leur permettre de faire face aux difficultés économiques qu’ils connaissent. Ils n’auront plus besoin de vendre « leurs terres » à des grands groupes.

Pour les producteurs autonomes d’électricité, ces partenariats vont permettre de produire de l’électricité verte et à la France de respecter le paquet législatif dit « 3 fois 20 ». Comme les autres Etats-membre de l’UE, la France s’est engagée d’ici à 2020 à réduire de 17% les émissions de GES (gaz à effet de serre), à produire 23% d’électricité verte dans la consommation finale  et à réduire de 20% sa consommation d’électricité. Les schémas régionaux climat, air, énergie (SRCAE) mis en place participent au respect des engagements de la France.

La puissance éolienne pour 1000 habitants dans les pays de l’UE en 2012 (meilleur indice de comparaison) place le Danemark en tête avec 746 kWh/1000 habitants. Ensuite l’Espagne et le Portugal. L’Allemagne arrive en 5ème position avec 382 (la moitié du Danemark) …. et la France en 15ème position avec 115… tout juste devant le Luxembourg avec 107 ! La France a un très gros retard à combler et les 14 pays devant la France ont démontré que cela était possible.

Et quel beau défi d’associer agriculteurs et producteurs autonomes d’électricité. Pérenniser une activité agricole de terroir et abandonner progressivement les énergies fossiles et surtout l’énergie nucléaire. C’est possible et GEP le démontre !

 

PS : Pour mémoire, le « Paquet Energie-Climat » (ou Climat-Energie) est un plan d’action présenté par la Commission européenne le 23 janvier 2008 et adopté en décembre 2008. Il vise à aider l’Union européenne à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) et à renforcer sa sécurité énergétique en diminuant sa dépendance à l’égard du pétrole et du gaz.