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Les “smart cities” asiatiques : un modèle à suivre !

A Singapour, l’arbre qui cachait la forêt…

Singapour ne cessera jamais de nous surprendre… Ce pays, qui compte 170 000 millionnaires pour cinq millions d’habitants, a entamé sa révolution verte à grand pas. Pour s’en rendre compte, il suffit de se promener dans le parc de “Bay South Gardens” où s’élèvent ces “super arbres” dont les Singapouriens sont si fiers ! Hauts comme des immeubles de seize étages, ces arbres artificiels sont au nombre de dix-huit dans l’ensemble du parc et abritent plus de 150 000 plantes (600 espèces représentées). Le parc constitue un véritable havre de paix et de nature au coeur d’une ville qui compte 480 gratte-ciels. Au-delà du simple spectacle visuel (certains comparent l’atmosphère créée par ces arbres au film Avatar de James Cameron) il y a une vraie prouesse technique, puisque ces arbres créent de l’énergie solaire !  En effet, onze des dix-huit arbres sont équipés de panneaux photovoltaïques. Via des unités de stockage, ces arbres fournissent l’électricité nécessaire à l’éclairage des arbres la nuit, mais aussi à la climatisation du parc.

Des “smart cities” asiatiques toujours plus innovantes

On assiste aujourd’hui à une transformation des espaces urbains avec  l’apparition progressive de “smart cities” dont le but est de rendre les villes intelligentes grâce aux nouvelles technologies. Une clef essentielle de ces nouvelles villes est évidemment l’énergie qui se doit plus que jamais d’être « verte ». En la matière, les villes asiatiques ont pris une avance considérable. La pollution observée dans celles-ci – selon l’ONG américaine Berkeley Earth, passer une journée à Pékin reviendrait à fumer 40 cigarettes – a alerté les pouvoirs publics qui ont agi en conséquence. Dans son XIIème Plan Quinquennal (2011-2015), que les spécialistes qualifient de “vert”, la Chine a mis l’accent sur les énergies renouvelables et le développement durable. Désormais en pointe dans le secteur de l’énergie solaire, la 2ème puissance économique mondiale essaie elle aussi d’imposer un nouveau modèle de “smart city” dite “écocité”. Teda, située en banlieue de Tianjiin, en est un exemple. Cette ville, fruit d’une coopération entre la Chine, Singapour et des acteurs privés, se veut totalement verte, une révolution dans le pays.  Autre exemple révélateur, celui de Songdo en Corée du Sud, ville entièrement créée en 2003 pour un total de 35 milliards de dollars. La cité est recouverte à 40% par des espaces verts, le métro ne rejette pas de CO2 et les déchets sont réutilisés pour créer de l’énergie !

Les « smart cities », un modèle à suivre

Ces “smart cities” asiatiques sont un exemple à suivre. Si les mesures engagées dans certaines villes françaises, comme la mise en place de Velib’, Autolib’ et autres Tramway vont dans le bon sens, il faut agir plus vite, avant qu’il ne soit trop tard.  La Chine a certes pris la bonne direction, mais il existe dans ce pays des différences d’espérance de vie allant jusqu’à cinq ans entre le Nord et les parties les plus polluées du pays. Le pic de pollution enregistré à Paris en mars 2016 doit donc nous interpeller sur l’urgence de la situation. Plus que jamais, il faut accélérer le passage d’un modèle de ville énergivore à des “smart cities” plus respectueuses de l’environnement.